Artiste peintre illustrateur de textes

Contre jour
Ascenceur central

Ascenceur
latéral et ventre du monstre

Un jour de repos sur le pont d'envol

dédé et un ami, au pied d'un alizé

Hélices de 5,40 mètres de diamètre.

Ravitaillement

Accidents :
Durant mes deux ans à bord, j'ai malheureusement assisté à plusieurs accidents. Environ 5 par an.
Lors d'un catapultage d'un alizé ( avion à hélice), un homme qui accrochait l'avion sur le sabot de la catapulte, a
évacué son poste par l'avant au lieu des cotés. Il est passé dans l'hélice...( sans commentaire ). Les alizés.
J'ai assisté à l'appontage d'un crusader qui a heurté l'arrière du pont et qui a explosé. Type d'avions durant un appontage.
Voici une photo des restes
de l'avion.
Nous avons perdu un homme à la mer qui fut entraîné par une vague, alors qu'il se trouvait sur
cette plate forme.
J'ai assisté à plusieurs chutes d'avions en mer.
Impressionnant Crusader

VIDEO qui n'est pas celle du
porte-avions Clémenceau. ( à part la propulsion du bateau, les opérations aviations sont les mêmes ).
L'appontage n'est pas sans risque : (
mettre la vidéo en plein écran ).
Au début de la vidéo, les deux pompiers
s'habillent de manière à pouvoir intervenir le plus rapidement possible.
Long virage du P.A.
Hommage à Alain.
Il était mon ami depuis l'école primaire de Baccarat ( 54 ).
Plus tard, nous nous sommes retrouvés dans la marine, et parfois en permissions dans notre région..
Nos chemins se sont croisés sur le porte-avions Clémenceau.
Emporté par un avion en 1973 qui tomba à la mer, il fut porté disparu ainsi qu'un autre marin et le pilote.
A.G.
Je suppose que tu fais une allusion aux porte-avions qui est une machine de guerre et que tu rejettes. Tel est ton droit, mon ami.
Mais je peux te préciser que ce bateau a plus souvent servi pour sauver des êtres humains que pour en détruire. Ne serait-ce que pour porter secours aux navires en perdition, ainsi que sa disposition à servir l'humanitaire.
Je m'aperçois que sur les trois bateaux sur lesquels je fus embarqué, tous ont servi à sauver des vies où à porter de l'aide aux gens.
D'honorables missions, tout compte fait.
Je te remercie pour ton commentaire au sujet de mon ami.
Amitié.
dédé.
Un bel hommage aussi à ton ami, la mer n'est pas tendre avec les hommes.La techynologie la plus avancée n'empêche pas les risques
Bonne soirée dédé
Je te remercie d'avoir pris le temps de te promener sur le pont de ce gigantesque navire. Les risques sont présents à partir du moment où tu es sur un navire ( incendie, voie d'eau, homme à la mer, etc...). De plus, il y a les avions qui augmentent considérablement tous les dangers.
Mais il y a parfois des accidents bêtes. Officiellement, la défaillance technique fut la cause de la disparition de mon ami. Mais je connais trop le système de fonctionnement des catapultages, pour douter de cette cause annoncée.
A l'heure des technologies avancées, la méthode pour catapulter un avion est surprenante.
Une fois l'avion accroché au sabot de la catapulte, les marins sortent du cercle dangereux.
- le pilote fait son point fixe, en poussant le ou les réacteurs à fond.
- Lorsqu'il est prêt, il salue avec sa main droite qu'il porte à la tempe.
- l'homme qui tient le petit drapeau en l'air, ( Alain ) au salut du pilote, baisse le drapeau qui touche le pont.
- Un gugusse, situé dans une cabine au ras du pont, voit le drapeau baissé. il appuie sur un bouton et ....il n'y a plus de possibilité d'arrêter l'avion.
Donc, le gugusse a peut être appuyé bêtement, en paniquant. Et personne n'était prêt sur le pont. Toutes ces manoeuvres sont visibles dans le film, lorsque l'on connait le principe.
De toute façons, il est impossible de supprimer tous les risques.
Bises.
dédé.
bye
http://dany.enchine.over-blog.com/ En effet, il y a des tristes souvenirs mais aussi des bons; heureusement.
Personnellement, j'estime que les accidents n'étaient pas si nombreux, lorsque l'on voit souvent la queue d'un avion effleurer le pont ( 10 cm ). S'il touche, logiquement, c'est l'explosion.
De plus, il ne faut pas oublier que nous sommes sur un bateau de 1800 habitants ( navigants ).
Je suis resté deux ans à Dakar où nous étions 120 hommes. Il y a eu 8 morts, pendant cette période.
- 3 suicides.
- 3 accidents de la route.
- 2 noyades.
Tous étaient des jeunes de vingt ans maximum.
Dans le civil, le nombre ne doit pas être très éloigné de ce chiffre.
Amitiés.
dédé.
dom
- le 03/03/2009 à 05h56
Merci de ton long passage à bord.
Non, je n'ai pas beaucoup de photos de cette époque, car je n'avais pas d'appareil photos.
Les boîtes à pixels n'existaient pas, malheureusement.
Je regrette aujourd'ui de ne pas avoir été un passionné de cet art.
Mais dans les ports, je traînais dans les bouges.
Bises.
dédé.
Bonne journée,
C'est moi qui te remercie pour ton passage et ton commentaire.
Amitiés.
dédé.
d'abord je veux te remercier pour ta fidélité et te dire ensuite que j'ai lu avec intérêt ton article qui m'a beaucoup appris, j'ai regardé les 2 vidéos, lu avec émotion l'hommage à ton ami, tu dois en avoir des souvenirs ... des bons et des tristes et lorsque tu as arrêté cette profession ce n'était sans doute pas sans un pincement ...
je t'embrasse dd et te souhaite une belle journée
La deuxième vidéo est remarquablement explicite sur la technologie des catapultages et des appontages.
Lors d'une permission, Alain, un autre ami marin et moi, étions allés à la patinoire de Nancy. Alain fit un quart de piste et tomba lourdement en se faisant mal. Ce fut sa seule expérience sur des patins, ainsi que notre dernière sortie.
Il y a eu de mauvais souvenirs, mais heureusement, les bons ne manquaient pas et rendaient flous ceux qui l'étaient moins.
Je suis parti au bout de six ans. J'aimais la marine, les bateaux et la mer, mais mon comportement militaire n'ayant pas été exemplaire, je n'avais plus le droit de rempiler.
Lorsque j'ai quitté le bord pour la dernière fois, je me suis retourné tristement pour regarder la masse du navire, et j'ai remonté la rue de Siam, à Brest, pour rejoinre la gare.
Je te remercie pour ton commentaire si chaleureux.
Bises.
dédé.
j'aime bcp la photo à contre jour sous les nuages ...
voilà une belle tranche de vie ... de TA Vie ... avec ses passions, ses joies et ses drames, comme dans toute vie !!! ces drames là étaient sûrement plus "spectaculaires" donc traumatisant ! ce qui peut , peut-être expliquer des suicides !
en tout cas, beau reportage-témoignage, instructif et poignant !
merci de nous avoir fait partager ton expérience
Cette tranche de vie est ancrée pour toujours dans ma mémoire, comme la période la plus belle et la plus riche de mon existence.
Effectivement, j'étais traumatisé par un parcours involontaire. La vue du sang m'a toujours remué. Pourtant, après 7 mois sur un bateau à Dakar, je me suis retrouvé à terre comme......chauffeur d'ambulance. Puis pompier sur le porte- avions.
Après 6 ans de service, il n'était pas question que je fasse pompier, gendarme, ou tous métiers dont le sang pouvait être visible, dans le civil.
Malgré tout, si un accident survient devant moi, je porte secours en faisant abstraction de mes peurs. Je peux même me vanter d'une certaine efficacité ( çà m'est arrivé deux fois ). Ensuite, je suis comme un zombie.
Merci pour ton commentaire.
Bises.
dédé.
Avec le temps, je n'ai toujours pas changé.
Ce fut avec beaucoup d'émotion que j'ai quitté la marine.
Merci pour ton commentaire
Ce doit être impressionnant d'emnarquer sur un tel navire
C'est vrai que vous connaissiez les risaues et que vous deviez y penser souvent
C'est vraiment triste pour ton ami
Gros bisous
Avant d'embarquer sur le P.A., j'étais sur une péniche de débarquement de 50 mètres de long, dont l'équipage était composé d'une quinzaine d'hommes.
Basés à Dakar, nous faisions les côtes de l'Afrique de l'Ouest et nous remontions les fleuves. C'était superbe; même un touriste fortuné ne peut pas se permettre un tel voyage.
Puis je suis tombé sur un dragueur de mines dont la longueur était identique, avec 35 hommes, à bord.
Et enfin, j'ai embrassé le monstre où je me suis souvent perdu dans les coursives... au début ( 1800 hommes ). Une véritable ville flotante où l'on croisait jour et nuit des hommes.
Oui, nous connaissions les risques, mais lorsque l'accident arrive, la témérité s'estompe rapidement.
Pour la lutte contre le feu, nous étions tellement formés, qu'aucun stress ne s'emparait de nous.
Oui, on a jamais retrouvé mon ami.
Je te remercie pour ton commentaire.
Bises.
dédé.
;
dom
dom
- le 04/03/2009 à 08h00
Merci pour ton souhait.
bises.
dédé.
Que de souvenirs pour toi ce bateau, des bons et des moins bons, particulièrement la douleur de la perte d'un ami. Ton reportage est vraiment bien réalisé, mais surtout très émouvant.
Je te remercie pour ton commentaire chaleureux.
Je suis déçu de ne pas avoir trouvé une vidéo de qualité, avec l'appontage des crusaders. Je m'entends encore dire "se sont ceux que je crains le plus", jusqu'au jour où l'un d'eux, a explosé sur le pont.. Nous avions alors un incendie sur trois étages qui fut rapidement neutralisé.
La queue de l'avion était soudée par la chaleur dégagée, à l'arrière du porte-avions. Nous étions obligé de rejoindre Brest, car le pont n'était plus utilisable.
Dans ce cas, les avions vont atterrir sur le plancher des vaches.
La dernière fois que j'ai vu mon ami, c'était lors d'une permission. Nous nous étions rendus à la patinoire de Nancy, où il était tombé dés le départ, en se faisant bien mal.
C'est incroyable comme certaines images demeurent, malgré les décennies qui passent.
Amitiés.
dédé.


UN hommage touchant pour ton ami. C'est triste de finir ainsi en pleine jeunesse.
Amitié
Thierry